26 Mars 2026
Théo van Rysselberghe est un peintre belge majeur, figure essentielle du néo-impressionnisme, et plus précisément du pointillisme. Né à Gand le 23 novembre 1862, il se forme à l’Académie des beaux-arts de sa ville puis à Bruxelles, où il reçoit un enseignement académique avant de s’en détacher progressivement.
Très tôt attiré par la modernité, il voyage en Espagne puis au Maroc dans les années 1880 : la lumière du Sud transforme sa palette et l’oriente vers une peinture plus claire et vibrante.
Membre fondateur du groupe d’avant-garde des XX, il joue un rôle décisif dans l’introduction de l’impressionnisme puis du néo-impressionnisme en Belgique.
La découverte de l’œuvre de Georges Seurat marque un tournant : il adopte le divisionnisme (ou pointillisme), technique faite de petites touches de couleur pure juxtaposées, dont il devient l’un des représentants majeurs. Portraitiste remarquable, il peint également des paysages marins et des scènes lumineuses, tout en fréquentant les milieux artistiques et littéraires (Verhaeren, Gide).
Installé à Paris à partir de 1898, il participe activement à la vie artistique européenne, avant de se fixer dans le Midi, à Saint-Clair (Var), où la lumière méditerranéenne inspire ses œuvres tardives.
À partir de 1903, il assouplit sa technique, abandonnant peu à peu le pointillisme pour une touche plus large et libre.