3 Février 2026
C’est un peintre, graveur et satiriste anglais, pionnier d’une peinture très narrative et morale. Né à Londres dans une famille modeste, il est apprenti graveur sur argent dès l’adolescence, ce qui l’initie à l’art de l’estampe et à l’observation fine des formes. Plutôt que de suivre une formation académique stricte, Hogarth se forme en observant la vie urbaine et en fréquentant une école de dessin fondée par Sir James Thornhill, dont il épouse la fille Jane en 1729.
Il commence à peindre dans les années 1720, se faisant remarquer par ses « conversation pieces », portraits de groupes informels, puis surtout par ses séries de « sujets moraux modernes » : récits en images combinant peinture et gravure, dénonçant les vices et les travers de la société de son temps. Peintre d’un réalisme expressif, Hogarth s’écarte des idéaux classiques pour privilégier des scènes de la vie quotidienne, proches parfois du « roman en images ». Il lutte aussi pour les droits des artistes, contribuant à l’adoption du Copyright Act de 1735 pour protéger les œuvres contre la piraterie.
Bien qu’ayant revendiqué l’importance du dessin académique, il développe une esthétique très personnelle, qu’il explicite dans The Analysis of Beauty (1753), valorisant la ligne serpentine comme source de beauté.
Sa carrière, marquée par l’indépendance d’esprit et la critique sociale, fait de lui une figure majeure de l’art britannique, admirée pour sa verve satirique autant que pour sa maîtrise technique.