1 Mai 2026
Marie Laurencin naît à Paris le 31 octobre 1883 et y meurt le 8 juin 1956. Figure singulière de la peinture française du XXᵉ siècle, elle grandit dans un milieu modeste auprès de sa mère, qui l’élève seule. Cette enfance marquera durablement sa sensibilité artistique.
Elle étudie d’abord à l’École de Sèvres, puis à l’Académie Humbert, où elle rencontre Georges Braque et Francis Picabia. Très vite, elle fréquente le cercle des avant-gardes parisiennes et se rapproche de Pablo Picasso, tout en entretenant une relation célèbre avec le poète Guillaume Apollinaire, qui contribue à faire connaître son œuvre.
Associée un temps au cubisme, elle développe pourtant un style très personnel, immédiatement reconnaissable : figures féminines éthérées, palette de gris bleutés, roses poudrés et verts délicats, atmosphère rêveuse et mélancolique. Son univers, peuplé de jeunes femmes, de cavalières et de musiciennes, s’éloigne des recherches géométriques de ses contemporains.
En 1914, son mariage avec le baron allemand Otto von Wätjen l’oblige à quitter la France pendant la guerre. Elle vit alors en Espagne, où elle côtoie les milieux artistiques européens. Revenue à Paris dans les années 1920, elle connaît un grand succès comme portraitiste mondaine, travaillant pour une clientèle raffinée issue de l’aristocratie et du spectacle.
Son œuvre s’inscrit à la croisée du postimpressionnisme, du cubisme poétique, du fauvisme et d’une forme de modernité intimiste... un style très personnel qu’elle nommera elle-même « nymphisme ». Indépendante et inclassable, Marie Laurencin a imposé une vision profondément personnelle de la féminité, faisant d’elle l’une des artistes majeures des avant-garde du début du XXe.