1 Décembre 2025
Le Fauvisme est le premier grand mouvement d’avant-garde du XXᵉ siècle. Il naît autour de 1905 et s’éteint vers 1910, mais son influence sur la modernité sera durable. Le terme « fauves » est donné par un critique lors du Salon d’Automne de 1905, étonné par l’usage déchaîné de la couleur.
Au tournant du siècle, de jeunes peintres cherchent à rompre avec le naturalisme et l’impressionnisme. Ils veulent une peinture plus directe, plus expressive, et trouvent leur langage par la couleur pure. Le groupe se forme autour de Matisse, Derain, Vlaminck, Manguin, Camoin ou encore Marquet. Braque y participe avant de rejoindre le cubisme.
Le contexte culturel est à l’expérimentation : l’art japonais, les arts dits « primitifs » et la liberté post-impressionniste influencent ces recherches.
Le Fauvisme se définit par son usage radical de la couleur, appliquée en aplats vifs, souvent sans rapport exact avec la réalité : un visage peut devenir vert, une ombre rouge.
Les lignes sont simplifiées, les formes volontairement expressives ; c’est la sensation qui prime, pas la fidélité au motif. La lumière n’est plus représentée par des effets subtils, mais par l’intensité chromatique. Les sujets restent traditionnels — paysages, portraits, scènes d’intérieur — mais transfigurés par une vision personnelle et jubilatoire.
Le Fauvisme dure peu, mais il libère définitivement la couleur en peinture et ouvre la voie aux grands mouvements modernes, de l’expressionnisme à l’abstraction.