29 Septembre 2026
Alberto Magnelli est un peintre italien, né à Florence et mort à Meudon, figure majeure de l’abstraction géométrique du XXe siècle.
Autodidacte, il commence à peindre vers 1907 et fréquente dès sa jeunesse les milieux d’avant-garde florentins, notamment les futuristes. En 1914, il séjourne à Paris et découvre le cubisme, dont l’influence l’amène progressivement à simplifier les formes jusqu’aux limites de l’abstraction. Après une période figurative dans les années 1920, il revient définitivement à l’abstraction au début des années 1930. Installé à Paris en 1931, il se lie avec Kandinsky, Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp et participe aux recherches d’Abstraction-Création. Le Centre Pompidou souligne l’importance de sa formation par l’étude des grands maîtres italiens du Quattrocento, qui lui donne un sens durable de la construction et du dessin.
À partir de 1936, son langage atteint sa pleine maturité : formes géométriques, aplats de couleurs franches, lignes précises et savants déséquilibres composent des œuvres à la fois rigoureuses et profondément dynamiques. Il développe également une remarquable pratique du collage.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Magnelli se réfugie à Grasse avec sa compagne Susi Gerson, qu’il épouse en 1940. Le couple y côtoie notamment Arp et Sophie Taeuber-Arp. Après la guerre, Magnelli s’impose comme l’un des grands représentants de l’abstraction en France et en Europe.
Resté fidèle toute sa vie à une peinture non figurative, il cherche moins à représenter le monde qu’à organiser l’espace par la tension, l’équilibre et le dialogue des formes et des couleurs. Son œuvre, à la fois austère et sensuelle, fait de lui l’un des précurseurs essentiels de l’abstraction géométrique d’après-guerre.