13 Novembre 2025
Il naît le 13 mai 1625 à Camerano, près d’Ancône, et meurt le 15 décembre 1713 à Rome. Il est l’un des derniers grands peintres du baroque classique romain, souvent vu comme un héritier de Raphaël et un adversaire des excès du baroque plus théâtral.
Issu d’une famille modeste, il est envoyé très jeune à Rome pour étudier la peinture. Vers 1636, il entre dans l’atelier d’Andrea Sacchi, partisan d’un style mesuré et intellectuel, opposé à celui, plus spectaculaire, de Pietro da Cortona. Cette formation marque profondément Maratta : il cherche toujours l’équilibre entre mouvement et clarté, émotion et raison.
Dès les années 1650, il reçoit d’importantes commandes à Rome. Ses œuvres religieuses — comme L’Adoration des bergers ou L’Assomption de la Vierge — allient grâce, pureté du dessin et douceur lumineuse. Il travaille pour de grandes églises romaines (San Giovanni in Laterano, Santa Maria del Popolo) et pour plusieurs papes, notamment Clément XI. Il devient rapidement le peintre officiel du Saint-Siège.
Maratta dirige aussi un atelier très actif, formant de nombreux élèves et influençant durablement la peinture italienne de la fin du XVIIᵉ siècle. Il pratique le portrait avec élégance, notamment celui de Clement IX ou de la marquise de Santa Sofia, et restaure des fresques de Raphaël, qu’il vénérait.
Côté privé, Maratta mène une vie discrète. Célibataire la majeure partie de sa vie, il reconnaît tardivement sa fille Maria Maratta, née d’une liaison avec la noble Ludovica Tedeschi, et la légitime peu avant sa mort. Fait marquis par le pape Clément XI, il meurt honoré et riche, symbole d’un classicisme apaisé au sein du baroque romain.