11 Janvier 2026
Théodore Géricault naît à Rouen et meurt prématurément à Paris en 1824, à seulement 32 ans. Issu d’une famille bourgeoise aisée, il peut très tôt se consacrer entièrement à l’art. Il se forme d’abord dans l’atelier de Carle Vernet, où il apprend la peinture de chevaux et le goût du mouvement. Il entre ensuite dans celui de Pierre-Narcisse Guérin, proche de David, qui lui transmet une solide formation classique.
Très vite pourtant, Géricault s’éloigne du néoclassicisme pour chercher une peinture plus libre, plus intense. Il étudie passionnément Michel-Ange, Rubens et les maîtres italiens, notamment lors d’un séjour en Italie. Son tempérament fougueux le pousse vers des sujets dramatiques, violents, souvent liés à la souffrance humaine.
En 1819, il expose Le Radeau de la Méduse, œuvre monumentale inspirée d’un fait divers politique. Le tableau provoque un scandale mais impose Géricault comme une figure majeure de la peinture moderne. Cette œuvre marque un tournant décisif du romantisme français, mouvement dont il est l’un des fondateurs.
Géricault s’intéresse aussi aux marginalisés : soldats blessés, aliénés, condamnés, esclaves. Sa peinture se caractérise par un réalisme cru une énergie du dessin et des contrastes violents de lumière. Le corps humain, tendu, souffrant ou héroïque, est au centre de son art.
Sur le plan personnel, Géricault mène une vie tourmentée, marquée par des passions secrètes et une santé fragile. Il entretient une relation cachée avec sa tante par alliance, dont naît un enfant. Plusieurs chutes de cheval aggravent son état physique.
Il meurt jeune, laissant une œuvre relativement brève mais d’une influence considérable. Géricault ouvre la voie à Delacroix et à toute la peinture romantique du XIXᵉ siècle.