16 Février 2026
Il est la figure majeure du premier romantisme allemand en peinture. Né à Greifswald, alors en Poméranie suédoise, il grandit dans un environnement protestant austère marqué par plusieurs deuils précoces, dont la mort de sa mère et de l’un de ses frères — drames qui nourriront la tonalité méditative de son œuvre.
Il se forme à l’Académie de Copenhague entre 1794 et 1798, où il acquiert une solide maîtrise du dessin et une sensibilité au paysage nordique. Installé ensuite à Dresde, il fréquente les cercles romantiques et développe une conception nouvelle du paysage : non plus décoratif, mais porteur d’une expérience spirituelle.
Ses toiles — falaises, forêts, mers de brume, ruines gothiques — mettent en scène de petites silhouettes humaines face à l’immensité naturelle. Cette confrontation suggère le sentiment du sublime, la solitude et la quête intérieure.
Marié tardivement à Caroline Bommer en 1818, il connaît une période de reconnaissance publique avant de sombrer dans l’isolement. Après 1835, une attaque le laisse partiellement paralysé. Il meurt presque oublié en 1840 à Dresde.
Redécouvert à la fin du XIXᵉ siècle, Friedrich est aujourd’hui considéré comme l’incarnation du romantisme allemand : une peinture du silence, de l’infini et de l’âme face à la nature.