22 Février 2026
Il est l’un des grands peintres russes du XIXᵉ siècle, figure majeure du romantisme. Né à Saint-Pétersbourg dans une famille d’artistes d’origine française, il entre très jeune à l’Académie impériale des beaux-arts, où il reçoit une formation classique rigoureuse, fondée sur l’étude de l’Antiquité et des maîtres italiens. En 1822, grâce à une bourse, il part pour l’Italie. Ce séjour sera décisif. Installé à Rome, il fréquente les milieux artistiques internationaux et se passionne pour la peinture d’histoire, alors considérée comme le genre le plus noble.
Son chef-d’œuvre, Le Dernier Jour de Pompéi (1833), inspiré par les fouilles archéologiques et par le roman de Edward Bulwer-Lytton, le propulse sur la scène européenne. La toile, spectaculaire et dramatique, mêle précision archéologique, tension romantique et virtuosité académique. Elle connaît un immense succès à Rome puis à Paris. Brioullov excelle aussi dans le portrait : aristocrates russes, artistes, femmes élégantes — ses modèles sont saisis avec éclat et sensibilité psychologique. De retour en Russie, il devient professeur à l’Académie et exerce une influence considérable sur la génération suivante.
Sa vie privée est plus tourmentée : un mariage malheureux, des problèmes de santé chroniques, et un tempérament passionné. Il termine sa vie en Italie, où il meurt en 1852.